Un entrepreneur au service du secteur privé
Baïdy Agne est avant tout un entrepreneur et investisseur. Ses activités couvrent plusieurs secteurs, notamment le maritime, les infrastructures et le BTP, l’énergie, le pétrole, l’électricité, l’immobilier et le tourisme. Il est notamment président des groupes TVS, I-Cons et Ndar Energy.
Avant de prendre la tête du CNP, il s’était déjà investi dans la représentation du secteur privé, notamment comme président de la Communauté des Acteurs Portuaires de Dakar (Cap-Dakar) et du Syndicat professionnel des entreprises de manutention des ports du Sénégal (Sempós).
Cette expérience dans plusieurs secteurs de l'économie lui donne une connaissance concrète des difficultés rencontrées par les entreprises : accès au financement, infrastructures, fiscalité, commande publique, coût de l'énergie ou encore climat des affaires.
À la tête du patronat sénégalais
En tant que président du Conseil national du patronat du Sénégal, Baïdy Agne représente une importante partie du secteur privé organisé. Le CNP regroupe des organisations professionnelles d'employeurs présentes dans différents secteurs de l'économie nationale.
Son rôle consiste notamment à porter les préoccupations des entreprises auprès des pouvoirs publics et à participer au dialogue entre l'État et le secteur privé.
En 2026, cette mission prend une importance particulière dans un contexte économique marqué par les besoins de financement, la transformation de l'économie et les ambitions du Sénégal en matière de souveraineté économique.
En mars 2026, Baïdy Agne a notamment été reçu par le Premier ministre Ousmane Sonko. Les discussions ont porté sur l'accroissement des investissements privés nationaux, le renforcement du secteur privé sénégalais, l'amélioration du climat des affaires et la contribution des entreprises à l'Agenda national de transformation Sénégal 2050.
2026 : défendre les entreprises sénégalaises
L'une des grandes préoccupations exprimées par Baïdy Agne cette année concerne la situation financière des entreprises.
En juillet 2026, il a alerté sur les difficultés rencontrées par le secteur privé sénégalais, notamment en raison des retards dans le paiement de la dette intérieure. Les entreprises des secteurs du BTP et du pétrole figuraient, selon lui, parmi les plus touchées.
Quelques mois plus tard, le patronat a continué à plaider pour un meilleur accès des entreprises à la commande publique. En septembre, Baïdy Agne a notamment demandé que le patriotisme économique se traduise par des mesures concrètes en faveur des entreprises à capitaux sénégalais.
Pour lui, renforcer le secteur privé national ne signifie pas fermer l'économie aux investisseurs étrangers, mais permettre aux entreprises sénégalaises de prendre pleinement part aux grands projets économiques du pays.
La souveraineté économique au cœur de son discours
La question de la souveraineté économique occupe une place importante dans les prises de position de Baïdy Agne.
En juillet 2026, lors d'un atelier consacré à l'investissement local dans les opérations pétrolières et gazières, il a appelé à une stratégie nationale plus inclusive, avec des chaînes de valeur davantage intégrées.
L'enjeu est considérable pour le Sénégal, devenu producteur de pétrole et de gaz : il ne s'agit plus seulement d'extraire les ressources, mais de permettre aux entreprises nationales de participer aux activités qui se développent autour de ces industries.
Cette vision rejoint une problématique plus large à l'échelle africaine : comment transformer les ressources du continent en emplois, en entreprises et en valeur ajoutée locale ?
Une ambition qui dépasse les frontières du Sénégal
Baïdy Agne ne limite pas son action au Sénégal. Il est également président de Business Africa, organisation représentant les organisations patronales africaines.
À ce niveau, son discours porte sur l'intégration économique, les investissements privés africains et le développement des échanges entre les pays du continent.
Lors du sommet Africa Forward organisé à Nairobi en mai 2026, il a défendu l'idée d'un secteur privé africain placé « en première ligne » du développement du continent. Il a également plaidé pour une accélération de l'intégration économique africaine.
Il a notamment mis en avant le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon les chiffres qu'il a avancés lors du sommet, sa mise en œuvre complète pourrait générer des centaines de milliards de dollars supplémentaires d'exportations et accroître considérablement les revenus du continent d'ici 2035.
Une actualité internationale forte
L'influence de Baïdy Agne s'est également illustrée sur la scène internationale en 2026.
En juin, il a échangé à Genève avec le directeur général du Bureau international du Travail, Gilbert Houngbo, autour du rôle de l'Organisation internationale du travail dans la régulation mondiale du travail et de l'entreprise.
Plus récemment, le 4 octobre 2026, il a participé à un dîner présidentiel de travail à l'Élysée avec le président français Emmanuel Macron et le président béninois Romuald Wadagni. Les discussions ont notamment porté sur les investissements privés en Afrique, l'industrialisation, les chaînes de valeur et la création de valeur au bénéfice de la jeunesse africaine.
Cette rencontre témoigne de la place croissante de Business Africa dans les discussions consacrées à l'investissement et au développement économique du continent.
Un plaidoyer pour une Afrique qui crée sa propre valeur
Au-delà de ses fonctions institutionnelles, le discours de Baïdy Agne repose sur une idée forte : l'Afrique doit davantage produire, investir et transformer ses propres ressources.
Il défend ainsi un modèle dans lequel les entreprises africaines ne seraient pas uniquement des sous-traitants ou des fournisseurs de matières premières, mais deviendraient des acteurs capables de construire des chaînes de valeur complètes.
Cette vision concerne particulièrement les secteurs stratégiques comme l'énergie, les infrastructures, l'agriculture, l'industrie et les nouvelles technologies.
Pour Baïdy Agne, l'intégration économique africaine constitue l'une des clés permettant aux entreprises du continent de grandir. Un marché africain plus intégré offrirait aux entreprises nationales un espace beaucoup plus vaste pour investir, produire et exporter.
Une figure du business africain en 2026
Entrepreneur, représentant du patronat et défenseur de l'intégration économique africaine, Baïdy Agne incarne aujourd'hui une génération de dirigeants qui cherchent à rapprocher le monde de l'entreprise des grandes ambitions de transformation du continent.
Au Sénégal, son action se concentre notamment sur le renforcement du secteur privé, l'amélioration du climat des affaires et la participation des entreprises nationales aux grands projets économiques.
À l'échelle africaine, son combat porte davantage sur l'intégration des économies, les investissements croisés et la création de chaînes de valeur capables de profiter directement aux populations.
Son actualité en 2026 montre ainsi que le débat sur l'avenir économique de l'Afrique ne se joue plus uniquement dans les gouvernements. Les entrepreneurs et les organisations patronales veulent désormais être au cœur des décisions qui façonneront le continent de demain.
Et pour Baïdy Agne, le message est clair : une Afrique qui se transforme doit aussi être une Afrique qui entreprend, investit et crée de la valeur.